Préface « Au fil de… »
Le temps que je termine la lecture de ces quelques instantanés, de ces évocations de moments que nous avons tous connus, même si les rigueurs d’une vie trop matérielle nous ont empêché de les saisir de les retenir et finalement de les comprendre, et voilà que m’apparaissent, au fil de ces pages les raisons pour lesquelles, les écrivains, quelques soient les genres dans lesquels ils se dirigent demeurent les seuls repères permettant d’affirmer que l’ Homme est (peut être) l’espèce la plus évoluée du genre animal !…..
Seuls les écrivains, et c’est du reste leur mission, sont capables de saisir, de décrire et d’imaginer les suites ou les conséquences d’un regard inconnu, d’un moment fugace mais dont peut être toute une vie va dépendre, d’un parfum enveloppant comme une soirée d’été ou d’une mélodie inattendue et qui vient interrompre ou ordonner un moment apparemment anodin !
Bien des années plus tard, et ainsi qu’ils rangent leurs souvenirs dans des cartons, les écrivains s’efforcent encore de démêler les fils de toutes les marionnettes, les ressorts de tous les personnages qui ont croisé leur chemin….puisque bien évidemment rien n’aura été qu’un peu de hasard auquel se sera mêlé nos choix personnels ; nos qualités et nos défauts auront fait le reste, le temps aura passé, et seul devant sa page blanche, l’écrivain s’efforcera encore, de comprendre, de réagir, de se révolter pour finalement garder la force essentielle : celle d’aimer, aimer encore, et cela jusqu’à la fin….
C’est peut être parce que le hasard (encore lui !) m’aura permis de te connaître à l’occasion de ces moments particuliers que sont les signatures de nos ouvrages respectifs (et qui à priori n’avaient rien pour se rencontrer !) que tu es devenue une amie, suffisamment proche pour que je prétende désormais bien te connaître mais aussi suffisamment lointaine pour que tu conserves à mes yeux ta part de mystère, et tout cela porte un nom, c’est le respect.
Dans cet ouvrage, je retrouve avant tout ton courage, mais aussi ta sensibilité et pour tout dire ta fragilité, avec au bout toujours la force de continuer et d’espérer encore.
Toutes ces lignes ou grondent tour à tour ta révolte et ta colère mais ou la tendresse et l’amour finissent toujours par sourdre comme le torrent de dessous la roche….oui tout cela c’est bien toi tel que je te vois, et pour tout te dire je crois que là encore, et comme toujours : tu ne triches pas !
Pour ce livre, et autant pour lui que pour tout ce que tu es, je te délivre un véritable « Certificat d’Aptitude à L’Amour »….et puisses tu grâce à la magie de tes mots en faire profiter tous tes lecteurs, et puisque tu as bien voulu que je sois le premier d’entre eux, permets moi de te rappeler, car il pourrait aussi être ta devise, ce titre d’un album de Juliette Gréco relevé dans ma discothèque : « Aimez ….ou Disparaissez !… »
L’espoir finalement subsiste tout au long de ces pages.
Cette Force de Vie reste en toi comme la lave qui gronde au fond du volcan. Tout demeure dans l’Invisible, c’est à nous tous d’aller le rechercher, et tout ton livre est rempli de tous ces points de repères que la vie nous offre pour nous permettre d’aller vers « l’Inaccessible Etoile » !
Jean Paul Morat
Chansonnier et écrivain











