Préface « Au détour du… » de Florence Cabes
Si au détour de votre route, vous croisez Nadine et empruntez sa voie un instant à travers l’un de ses ouvrages, l’un de ses textes, ne vous contentez pas de lire, écoutez, écoutez entre les lignes et les mots…écoutez la nous parler d’elle et de nous, c’est sa voix qui susurre à nos cœurs.
Elle écrit comme elle est, une combattante, fervente, puisant ses forces en Jeanne d’Arc ou Napoléon, revendiquant le droit à la Paix et à l’Amour.
Elle écrit comme elle s’exprime, avec générosité, tendresse et douceur; avec une énergie vive et spontanée aussi. Attributs qui sont ses seules armures et boucliers, qui sont ses armes aussi.
Elle écrit comme elle respire, marche et danse : elle nous fait glisser de son pas de ballerine, d’une humeur à l’autre, au gré du temps, du vent, des gens, des heures, de la légèreté à la gravité avec tellement de pudeur et d’audace, que nous voyageons avec elle.
Son écriture est le parfait écho de son cœur, elle rythme ses mots à ses émotions, accorde avec fluidité et élégance, le Naturel et la Sincérité
En s’autorisant elle nous autorise !
N’y allons pas par quatre chemins, c’est en voix directe qu’elle se livre, se délivre et nous emporte au détour de sa route au Centre, à l’Essentiel, de sa Nature généreuse et claire, épurée aussi. Beaucoup d’interrogations, de suspensions, peu d’exclamations, parfois point…Finalement peu de ponctuations imposées, le lecteur peut poser librement ses respirations, ses propres vérités, tracer sa propre route…elle sème et nous laisse récolter…elle aime avant de s’aimer.
Il n’y a aucune condition ni retenue chez Nadine, elle se donne toute entière, elle écrit comme elle vit : au présent intensément.
Elle offre, elle ose, elle s’expose, elle prend des risques et relève les défis, elle cherche et se cherche, elle va, avance, ouvre grand ses yeux , observe et s’imprègne, au risque d’être submergée ; s’épanche, se penche au risque de tomber à notre place ; elle témoigne et partage ses propres guerres, ses propres rêves et idéaux, qui sont celles et ceux de toute vie humaine.
Elle navigue du je au vous dans son désir profond de nous relier; accepte de se plier, de ployer, de s’abandonner, pour se laisser traverser des airs et des musiques, des images et des sons, des chants et des pleurs de l’âme humaine ;en vérité, elle peut ainsi se déployer …
Lorsque Nadine la danseuse nous confie : « mes pas parfois fredonnent au souvenir des planches écorchées »…Je lui réponds :
« Ton écriture aussi fredonne aux souvenirs de nos vies écorchées, ton écriture danse et chante à l’écho des eaux vives de notre véritable Nature et nous invite à la fête et au renouveau ! »
Au détour du… « Une note, des mots, des pas »…un hymne à l’amour.
Florence CABES, Actrice











