Je vous offre un petit avant goût de mes livres et du style littéraire…
histoire que vous ayez une idée…

NGT

Extrait « Au détour du… » – Texte « OMO SAPIENS »

« Les avez-vous vus ?

Certes non, on ne les croisera jamais dans nos rues !
Certes non, ils ne seront jamais sur une brochure de destinations courues.

Certes pas, nous ne pouvons leur adresser de mail, même pas les appeler !
Certes pas, ne songez pas à les inviter !

Ils ne savent pas plus que nous existons, tout juste croisent-ils nos semblables blancs, vêtus de choses étranges à leurs yeux, peinturlurés si peu à leur goût, au détour d’un versant du mont Gughe, près d’un champ de millet, vers une mine de sel ou sur les bords du lac Turkana.

Les croiser ne peut nous laisser indifférents, les comprendre ne peut nous croire grands !

Non, ce n’est pas un concours de peinture sur le corps, ni un projet d’exposition de photographie.
Non ce ne sont pas des poupées qui agrandiront les allées du musée Grévin….
Non, ce n’est pas le dernier documentaire sur la protection de notre planète…

omoIls sont eux, vrais, purs et riches de ce qui nous a sclérosé, du système que nous devons subir, de la soit-disant civilisation…

Ils n’ont pas besoin de ces mots, ils vivent pareil depuis bien avant notre calendrier.

Ils sont inchangés et nouveaux pour nous !

Les voir est une exception !

Les observer encore plus !

Ces géants d’ébène, tout aussi géants que leurs montagnes, sont d’une beauté exceptionnelle et d’un autre temps.

Ils s’habillent de couleurs qu’ils fabriquent à partir des éléments qui les entourent.

Du bout des doigts ou avec la pointe d’une feuille, d’une tige, ils dessinent à même la peau…toutes les parties de leur corps d’ébène sont recouvertes et n’en absorbent que mieux les contours ciselés, vifs et précis qui les habillent entièrement.

Est-ce le fleuve qui les inspire ? Ce fleuve qui préoccupe tant les Etats qui le jouxtent de par le lac Turkana qu’il alimente ?

Est-ce cet animisme qui les rend si beaux, si différents, figés dans leur naissance de leurs aïeuls hors de notre temps ?

Est-ce leur « ancestralité » de 4 millions d’années qui leur donne cette certitude, cette force et cette image d’une autre époque, d’une autre planète ? »

Extrait « Au détour du… » – texte « Vole le pas »

… »Si menu et fort, si courbé et puissant.
Ce pied élégant, gracieux que tout le monde suit du regard.
Que tout le monde envie
Que tout le monde veut toucher
Que toutes les femmes aimeraient
Qui fait rêver tant de jeunes filles

Ce pas avance avec légèreté et précision.
Ce pas se pose avec douceur sans hésitation.

Il entraine tout le reste du corps dans des mouvements coordonnés.
Petit pas de rat que les souris ne peuvent attraper et si célèbres, si convoités.
Ils finissent des jambes longues et fuselées d’où aboutissent des tulles gonflés qui enveloppent le corps de la danseuse.

Regardez comme ce pas joue, il ne marche pas, il vole…
Regardez comme ce pas vrille, il ne danse pas, il rit…

Il aboutit ce corps en expression de la musique.

Si fuselé du bout que le pas maintient en pointe.
Si abimé d’entrainement que le bois n’a pas rogné.

Il pourrait paraître rigide dans sa raideur de tenir le mouvement, il n’en est rien dans la grâce et la souplesse de l’expression du corps que la musique envole.

Pointe en bois contre pointe en cuir dont la rivalité existera toujours.
C’est le cuir que mon pas arborait, un cuir vite râpé par le bois des planches…

Nos pas aux extrémités abimées
Nos pas tant musclés, puissants et énergiques.

Ils ont tant pris pour notre bonheur qu’on ne les sentait pas »…

Préface « Au détour du… » de Florence Cabes

Si au détour de votre route, vous croisez Nadine et empruntez sa voie un instant à travers l’un de ses ouvrages, l’un de ses textes, ne vous contentez pas de lire, écoutez, écoutez entre les lignes et les mots…écoutez la nous parler d’elle et de nous, c’est sa voix qui susurre à nos cœurs.
Elle écrit comme elle est, une combattante, fervente, puisant ses  forces en Jeanne d’Arc ou Napoléon,  revendiquant  le droit à la Paix et à l’Amour.

Elle écrit comme elle s’exprime, avec générosité, tendresse et douceur; avec une énergie vive et spontanée aussi. Attributs qui sont ses seules armures et boucliers, qui sont ses  armes aussi.

Elle écrit comme elle respire, marche et danse : elle nous fait glisser de son pas de ballerine, d’une humeur à l’autre, au gré du temps, du vent, des gens, des heures, de la légèreté à la gravité avec tellement de pudeur et d’audace, que nous voyageons avec elle.
Son écriture est le parfait écho de son cœur, elle rythme ses mots à ses émotions, accorde avec fluidité et élégance,  le Naturel et la Sincérité

En s’autorisant  elle nous autorise !

N’y allons pas par quatre chemins, c’est en voix directe qu’elle se livre, se délivre et nous emporte au détour de sa route au Centre, à l’Essentiel, de sa Nature généreuse et claire, épurée aussi. Beaucoup d’interrogations, de suspensions, peu d’exclamations, parfois point…Finalement peu de ponctuations imposées, le lecteur peut poser librement ses respirations, ses propres vérités, tracer sa propre route…elle  sème et nous laisse récolter…elle aime avant de s’aimer.
Il n’y a aucune condition ni retenue chez Nadine, elle se donne toute entière, elle écrit comme elle vit : au présent intensément.
Elle offre, elle ose, elle s’expose, elle prend des risques et relève les défis, elle cherche et se cherche, elle va, avance, ouvre grand ses yeux , observe et s’imprègne, au risque d’être submergée ; s’épanche, se penche au risque de tomber à notre place ; elle témoigne et partage ses propres guerres, ses propres rêves et idéaux, qui sont celles et ceux de toute vie humaine.
Elle navigue du je au vous dans son désir profond de nous relier; accepte de se plier, de ployer, de s’abandonner, pour se laisser traverser des airs et des musiques,  des images et des sons, des chants et des pleurs de l’âme humaine ;en vérité, elle peut ainsi se déployer  …

Lorsque Nadine la danseuse nous confie : « mes pas parfois fredonnent au souvenir des planches écorchées »…Je lui réponds :
« Ton écriture aussi fredonne aux souvenirs de nos vies écorchées, ton écriture danse et chante à l’écho des eaux vives de notre véritable Nature et nous invite à la fête et au renouveau ! »

Au détour du… « Une note, des mots, des pas »…un hymne à l’amour.


Florence CABES, Actrice

Préface « 40 ans…Moa chercher Toa »

Lorsque Nadine me confia son livre « 14 jours avec mon époux » afin de le lire et d’en faire un article, je fus interpellé par son écriture juste, sensible, à fleur de peau, à l’image des épreuves qu’elle a traversées alors qu’elle n’était qu’une trentenaire.

Aujourd’hui, Nadine est une femme de conviction, passionnée qui a su transcender les flèches cruelles de l’existence en sortant ce dernier livre, véritable analyse des quadras, une population hétérogène certes mais qui a appris à aller à l’essentiel, débarrassée des voiles de bienséance propres au début de la vie adulte.

Cette tranche d’âge est passionnante car elle permet de croiser des hommes et des femmes possédant déjà une belle expérience de la vie, de ses hauts et de ses bas. A quarante ans, on ne perd plus de temps car la vie s’est accélérée, tout en conservant sa pleine capacité de séduction, d’enthousiasme, de réalisations et bien sûr en faisant face aux imperfections de l’existence qui ont déjà cabossé certains et certaines d’entre nous.

Et pourtant, c’est l’âge des choix futurs : voir grandir ses enfants, les aider dans leur réalisation de petits êtres humains, travailler ou changer de vie que ce soit sur le plan professionnel ou sentimental.

L’autre, l’ami, le compagnon, le mari, la femme est là qui observe et jauge l’actif et le passif de la relation entamée quelques années plus tôt. Le constat est tantôt sévère, tantôt harmonieux. Mais le plus important, c’est que tout demeure possible : le changement…à petite dose, l’amour, de nouvelles amitiés, un virage radical avec comme leitmotiv la volonté constante d’aller à l’essentiel, avec plus ou moins de concessions.

A travers ses expériences, ses doutes, ses amours, ses coups de griffe, l’auteur nous amène dans un univers passionnant où beaucoup de quadras se reconnaîtront. Faut-il en rire ? Sans doute, puisque de toute façon, on ne peut pas arrêter le temps…

C’est aussi ça la comédie de la vie. Mais à quarante ans et quelques, la vie n’en a que plus de saveurs, de densité. Quoiqu’il arrive, l’amour est toujours présent, au fil de petits bouts de vie à déguster seule(e), en couple, entre amis ou avec ses enfants voire tout ça à la fois.

Bonne lecture et bienvenue dans l’âge de la réalisation.

Frédéric NICOLAS

PDG Grizzly Presse

Etampes, le 23 octobre 2007

Extrait « 40 ans…Moa chercher Toa »

... »L’eau coule sous les ponts, plus ou moins propre, plus ou moins tumultueuse et pour beaucoup, naissant d’un ru devient un ruisseau, puis un fleuve et…………..le tsunami arrive.

Le travail, le chômage, l’appartement, les week-ends en amoureux, la maison, les enfants, le poisson rouge, la voiture, le chat ; les jeux des enfants, les vacances, la belle-mère (ne surtout pas l’oublier celle-là même si il y en a des biens !), les copains, parfois les infidélités, les barbecues drôles, les apéritifs poilants, les diners joyeux…. les rentrées scolaires, le train-train des courses, ménages, repassages, sports des enfants, aller chez les parents….

La graisse s’installe, les rides arrivent, on passe de la jupe sexy au survêtement, on troque son pantalon de flanelle pour un jean troué et plein de cambouis, on se poupougne moins, on laisse plus souvent pousser sa barbe ….

Un quotidien qui devient lourd, trop habituel, plus de discussion, de partage…. plus de renouveau, plus d’écoute… une usure s’installe qu’il faut recadrer mais il faut aussi la voir !

Et le tsunami que l’on ne croyait pas est bien là grandissant….

Mais souvent la vague on se la prend dans la trombinette au dernier moment, on ne la voit pas arriver de loin, grandir en s’approchant.

Non, c’est juste en tournant la tête que hop !!!

Elle vous engloutit !

…et pour beaucoup au bout du chemin c’est…

Les « divorçailles »

Si si ça existe….

C’est un mot nouveau ça vient de sortir !

D’abord je fais ce que je veux c’est « MOA » qui écris, na !

Donc : les divorçailles…

La chute mortelle où on dégringole du nuage… Forcément la marche est haute ! …Faut comprendre !

C’est tellement courant ce truc là que ça en devient banal… Tout le monde divorce aujourd’hui comme on change de crèmerie…

Un évènement tellement banal qu’il n’y a même pas de tenue préconisée pour ce jour là !

C’est le seul cas !

Le deuil est doté de noir, les fiançailles et le mariage de blanc par tradition mais divorce, rien !

Le jean, le tailleur rouge, la jupe verte, le maillot de bain, le costume rayé, la cote pleine de boue ou tout nu enfin toutes tenues sont permises visiblement……. A votre bon choix messieurs-dames !

« ….

Extrait « Au fil de… » – texte « Infini »

… »A des milliards d’années lumières, après quelques vortex, des vies tuent leur vie ;  ils passent leur temps à penser à leur petit environnement de quelques mètres carrés, ils s’apitoient sur leur petit sort, se plaignent de bassesse, guerroient pour une pacotille.

Ils mesurent petit, pensent petit, réfléchissent petit…

S’ils levaient la tête et considéraient l’univers et non leur village.

S’ils exprimaient le souhait planétaire et non local.

S’ils développaient le bien infini et non personnel.

Ils comprendraient le bien être ailleurs et chercheraient à le reproduire à leur pieds.

Rien n’est comparable.

Rien n’est identique.

… »

Extrait « 14 Jours avec mon époux »

... »Mon regard s’arrêtait sur tel ou tel objet, sans vraiment le regarder, mon esprit bouillonnait, mon cœur souffrait, mon corps était épuisé et terriblement nerveux, mes mâchoires restaient crispées faisant parfois un tic nerveux dans le creux de mes joues….

Une époque sans vie, mon cœur bat mais je ne sais pas pourquoi … Plus de temps, plus de futur, un passé flou et confus et un présent poignant, bien là lui mais dont on ne veut pas….

Je me suis allongée sur le dos toujours dans cet état de réflexion, de peur et d’incompréhension. Je ne sais pas à quel moment cela est arrivé, je ne sais pas au bout de combien de temps puisque je l’avais arrêté avec mes pensées, mais j’ai vu une lueur sur les poutres du plafond, une lueur inhabituelle incurvée, formant comme des vagues, d’environ cinquante centimêtres d’envergure, avec de belles couleurs beiges et jaunes et chaudes, comme les flammes, au-dessus de ma tête.

La forme était pleine et ressemblait à un demi-cercle. Ce n’était ni le reflet du feu de cheminée ni la lueur de la télévision.

Je ne pouvais détacher mon regard de cette forme mouvante, statique sur ma tête mais en mouvement, comme un drapeau que le vent fait danser…. J’étais saisie par cette chose inexpliquée…. Et je n’éprouvais aucune peur juste une appréhension devant tant de bizarrerie… »…

Extrait « Au fil de… » – texte REGARDS

« La nuit vient de tomber, laissant un pan de soie rouge sur ce fond chaud bleu or, illusion d’un jour perdu à jamais.

Le monde se rue vers un seul endroit, un seul point pour partager un moment en commun, un spectacle en plein air, un des plus grands pouvant accueillir près de 3000 personnes.

Une foule dense, immense, des milliers d’âmes de tous bords, de toutes origines ; pressés, inconnus entre eux mais réunis pour partager un seul moment.

Elle rit dans cette marée humaine, elle rit à coeur joie de bêtises avec ses amis…. Il la voit et ne peut détacher son regard d’elle tant et si bien qu’elle s’en aperçut. Il lui plut également aussitôt et elle riait toujours sans le quitter des yeux tout en avançant dans cette foule, vers lui qui freinait son pas.

Bousculades, secousses rien ne l’empêche de freiner et sans quitter des yeux cette femme qui l’intrigue, il s’arrête et l’attend… »

Préface « Au fil de… »

jean-paul-moratLe temps que je termine la lecture de ces quelques instantanés, de ces évocations de moments que nous avons tous connus, même si les rigueurs d’une vie trop matérielle nous ont empêché de les saisir de les retenir et finalement de les comprendre, et voilà que m’apparaissent, au fil de ces pages les raisons pour lesquelles, les écrivains, quelques soient les genres dans lesquels ils se dirigent demeurent les seuls repères permettant d’affirmer que l’ Homme est (peut être) l’espèce la plus évoluée du genre animal !…..

Seuls les écrivains, et c’est du reste leur mission, sont capables de saisir, de décrire et d’imaginer les suites ou les conséquences d’un regard inconnu, d’un moment fugace mais dont peut être toute une vie va dépendre, d’un parfum enveloppant comme une soirée d’été ou d’une mélodie inattendue et qui vient interrompre ou ordonner un moment apparemment anodin !

Bien des années plus tard, et ainsi qu’ils rangent leurs souvenirs dans des cartons, les écrivains s’efforcent encore de démêler les fils de toutes les marionnettes, les ressorts de tous les personnages qui ont croisé leur chemin….puisque bien évidemment rien n’aura été qu’un peu de hasard auquel se sera mêlé nos choix personnels ; nos qualités et nos défauts auront fait le reste, le temps aura passé, et seul devant sa page blanche, l’écrivain s’efforcera encore, de comprendre, de réagir, de se révolter pour finalement garder la force essentielle : celle d’aimer, aimer encore, et cela jusqu’à la fin….

C’est peut être parce que le hasard (encore lui !) m’aura permis de te connaître à l’occasion de ces moments particuliers que sont les signatures de nos ouvrages respectifs (et qui à priori n’avaient rien pour se rencontrer !) que tu es devenue une amie, suffisamment proche pour que je prétende désormais bien te connaître mais aussi suffisamment lointaine pour que tu conserves à mes yeux ta part de mystère, et tout cela porte un nom, c’est le respect.

Dans cet ouvrage, je retrouve avant tout ton courage, mais aussi ta sensibilité et pour tout dire ta fragilité, avec au bout toujours la force de continuer et d’espérer encore.

Toutes ces lignes ou grondent tour à tour ta révolte et ta colère mais ou la tendresse et l’amour finissent toujours par sourdre comme le torrent de dessous la roche….oui tout cela c’est bien toi tel que je te vois, et pour tout te dire je crois que là encore, et comme toujours : tu ne triches pas !

Pour ce livre, et autant pour lui que pour tout ce que tu es, je te délivre un véritable « Certificat d’Aptitude à L’Amour »….et puisses tu grâce à la magie de tes mots en faire profiter tous tes lecteurs, et puisque tu as bien voulu que je sois le premier d’entre eux, permets moi de te rappeler, car il pourrait aussi être ta devise, ce titre d’un album de Juliette Gréco relevé dans ma discothèque : « Aimez ….ou Disparaissez !… »

L’espoir finalement subsiste tout au long de ces pages.

Cette Force de Vie reste en toi comme la lave qui gronde au fond du volcan. Tout demeure dans l’Invisible, c’est à nous tous d’aller le rechercher, et tout ton livre est rempli de tous ces points de repères que la vie nous offre pour nous permettre d’aller vers « l’Inaccessible Etoile » !


Jean Paul Morat
Chansonnier et écrivain

 

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